LES NOUVEAUX VISAGES DE GEP! CHAUSSURES

26 novembre 2021 0 Par Frédérika Sintive

Une belle histoire et puis une autre…

Dans le décor des enseignes du centre-ville de Miramas, la boutique Gep! est bien connue des habitants et des habitués. Il faut dire que Johny et Frédérica sont présents depuis plus de 30 ans. Depuis 3 décennies ils répondent aux besoins des Miramasséens et des habitants des villes voisines avec le sourire et une approche très professionnelle de leur activité. Ancien cheminot, Johny se retrouve à la retraite à 50 ans. Il décide que c’est bien trop jeune pour cesser toute activité. Nous sommes en 1986, Johny s’intéresse à la boutique mise en vente par son cousin, l’histoire reste familiale, et avec Frédérica ils font l’acquisition d’une maroquinerie en ville.

L’expérience est concluante puisqu’une boutique en appelle une autre, de la maroquinerie, ils passent à la chaussure, d’une adresse à une autre jusqu’à la boutique actuelle. Et puis les années passent avec les évolutions, les adaptations, les changements, les moments agréables et ceux qui le sont moins. Mais, au moment de passer la main, Frédérica et Johny expriment clairement le sentiment que « cela a bien fonctionné », le sentiment d’avoir eu une bonne idée et que si c’était à refaire ce serait sans l’ombre d’une hésitation. La recette fonctionne sur des choses simples. D’une part avec le choix de produits de qualité, des chaussures fabriquées en Europe et des partenariats avec des fournisseurs assurant un service irréprochable. D’autre part, il y a la passion. 

Écouter Johny parler de chaussants de qualité et de satisfaction des clients, cela ne fait aucun doute, la passion anime son métier de commerçant. D’ailleurs, les clients ne s’y trompent pas, ils viennent, reviennent et reviennent encore parce que les produits sont de qualité et parce que le service va avec. C’est là toute la valeur du commerce de proximité. Sur cette fidélité repose la pérennité de l’entreprise. Il y a aussi ces histoires dans l’histoire. Johny et Frédérica travaillent notamment avec un fournisseur – créateur de marques de chaussures et pantoufles. Jusqu’ici, rien de particulièrement étonnant sauf que cet homme est aussi le père d’une petite fille, Alice. Alice grandit dans cette famille et le milieu de la chaussure mais décide de « jouer la rebelle », ce sont ses mots, en quittant sa ville de Romans-sur-Isère (Capitale de la chaussure !) pour faire des études dans le domaine du vin et exercer son activité en Belgique. 

La vie toujours… En Belgique, Alice rencontre Chris, laissons-leur les détails de cette partie de l’histoire mais retenons que leurs aspirations, leurs convictions, leur projet de vie les conduisent à Miramas. Johny et Frédérica passent la main, Alice prend avec Chris le relai de cette histoire dans la boutique du client de longue date de son père. Avec Alice, il partage une attention aux questions environnementales et ces convictions, ils souhaitent les transformer en actes. La crise sanitaire remet beaucoup de choses en question, Alice choisit de revenir à « la chaussure ». Chris souhaite aussi conduire un projet et la chaussure, « ça le botte », ce sont ses mots également. Alice et Chris ont envie de créer une activité agréable. Ils ont un enthousiasme débordant et une bonne dose d’humour. Avec leurs sourires, cela pose directement les ingrédients solides pour que cette entreprise de plus de 30 ans perdure et qu’elle continue à évoluer.

C’est précisément ce lien entre tradition et modernité qui sera l’une des conditions de réussite dans cette aventure. Rester dans la qualité bien évidemment, observer le souhait d'avoir des fournisseurs européens produisant en Europe, se soucier de l’environnement en favorisant les produits écoresponsables, développer le commerce en ligne, voilà le carnet de route que se fixent ces deux jeunes entrepreneurs sous le regard bienveillant de leurs aînés qui semblent leur passer la main avec bienveillance et confiance.

La vie cachée dans le commerce local, elle est là. Il y a une enseigne, des vitrines, mais l’histoire de Johny et Frédérica comme celle d’Alice et Chris, la façon dont les trajectoires se mêlent et de déroulent astucieusement révèlent le caractère profondément humain du commerce local. Les tranches de vies sont perceptibles, elles sont juste là, sous la peau des vitrines. Ouvrez la porte, vous aurez des chaussures et bien plus encore.